le rite

**Tu reçois ton coquillage

Et tu ne donnes ton numéro qu’à ton monde.**

C’est là que tout commence.
Pas de transfert automatique de 1 847 contacts dont tu ne sais même plus qui ils sont.
Cette fois, tu choisis.

Qui mérite de pouvoir te joindre ?

Ta meilleure amie : oui.
Ta mère : évidemment.
Ton amoureux : ça dépend 😉
Le Shellphone a son petit rite.
Tu l’ouvres.
Tu entres quelques numéros.
Tu envoies le tien aux personnes choisies.

**Tu reçois ton coquillage

Et soudain, ton téléphone redevient ce qu’un téléphone était censé être :

une ligne entre toi et quelqu’un.

Pas entre toi et le monde entier.
Il peut vivre certains soirs.
Le dimanche.
En vacances.
À partir de 19 heures.
Ou chaque fois que ton cerveau réclame autre chose que du scroll.
Aucune règle.
Le luxe, justement, c’est de décider.

Ouvre. Appelle. Referme. Vis.

Ça paraît presque révolutionnaire.
Ça l’est, peut-être.